Beauté, Soins & Forme·Environnement

5 objets zéro-déchet à adopter dans sa salle de bain

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Lorsqu’on décide de réduire ses déchets, on est bien souvent perdu. On ne sait pas par quoi commencer, et on a l’impression que nos changements à titre individuel n’auront pas beaucoup d’impact…

Je vous propose aujourd’hui quelques astuces pour rentrer tout doucement dans la voie de la réduction des déchets et pour vous prouver qu’à vous seuls vous pouvez agir bien plus que vous ne le pensez… Ne voulant pas vous assommer d’un coup avec toutes les possibilités de réduction de déchets, j’ai choisi de commencer par la thématique salle de bain. Une salle de bain est souvent bourrée de produits et d’objets dont beaucoup sont voués à un usage unique ou de court-terme. Je vous propose donc d’en changer quelques-uns pour d’autres qui non seulement dureront plus longtemps, mais qui présentent également des qualités non polluantes (que ce soit pour vous ou pour l’environnement).

1 – Les disques démaquillants lavables, pour remplacer les cotons jetables

Lorsqu’on respecte un rituel quotidien de nettoyage du visage, on est amené à consommer énormément de disques démaquillants jetables en coton. Tous ces lavages de visage correspondent à autant de cotons à usage uniques qui finissent à la poubelle après à peine 3 minutes d’utilisation. Quand on pense à la consommation d’eau que représente la culture du coton et à nos poubelles qui grossissent rapidement, on se demande s’il n’est pas possible de faire quelque chose pour lutter contre ce gâchis.

cotons

C’est tout simple : il suffit d’acheter des disques lavables. Ils marchent comme des cotons « conventionnels » mais sont en fait bien mieux. Généralement en microfibre, ils agressent beaucoup moins la peau qu’un coton jetable. Pour ma part et comme je vous l’avais déjà dit dans mon article sur la technique du mille-feuilles, je possède les cotons biface des Tendances d’Emma. Sur la face « éponge », je mets mon huile qui sert à me démaquiller. Sur la face à texture « polaire », je mets l’hydrolat.

Après usage, il vous suffit de frotter un peu de savon de Marseille dessus. Et de l’enfourner dans la machine dès que vous en faites une. J’ai choisi d’aller plus loin dans le prélavage en faisant tremper mes disques dans un mélange d’eau bouillante, de cristaux de soude et de savon de Marseille et en les frottant légèrement dans cette mixture avant de les mettre en machine. Ça les conserve bien mieux en état.

De plus en plus de marques ou de petits couturiers proposent des cotons lavables, je ne peux que vous conseiller de chercher ceux qui vous plairont le plus. Sur instagram j’ai remarqué la couturière Doux comme du Coton qui fait des cotons vraiment beaux et originaux, tout en couleurs et motifs. J’avais également remarqué la marque Ecogyne au salon Marjolaine Bio, qui a l’air de proposer des cotons de qualité.

2- L’oriculi, pour remplacer les cotons tiges

Je vous présente certainement un OVNI, mais il va révolutionner la quantité de plastique mise dans votre poubelle.

oriculiL’oriculi est une tige en bois surmontée d’un embout arrondi. On peut également le trouver en métal. Le petit coin arrondi au bout de la tige permet tout simplement de racler les saletés de l’oreille. Il fonctionne un peu comme un coton-tige, à la différence qu’il est réutilisable et qu’il faut donc retirer ce qui s’y est accroché (le cérumen donc) après utilisation. Pour ça, il suffit de le passer sous l’eau quitte à frotter un peu avec ses doigts, ou essuyer avec un mouchoir. Cet ustensile marche très bien et j’ai très rapidement pris le pli. On arrive mieux à gratter certains endroits de l’oreille avec la forme de l’embout, et j’ai l’impression qu’il « racle » mieux qu’un coton-tige qui a tendance à étaler et enfoncer les saletés.

3- Le savon, pour remplacer les gels-douche et leurs flacons en plastique

Lorsque l’on comprend que les gels douches sont en grande partie composés d’eau, et que c’est cette quantité d’eau qui augmente les besoins en contenants plastiques, on se met à réfléchir à deux fois à leur achat. C’est donc dans l’optique de diminuer la consommation inutile de flacons en plastique que j’ai décidé de laisser une chance aux savons solides.

savonssaf
Je dois avouer que j’avais toujours eu un a priori négatif à propos des savons : je trouvais qu’ils laissent une peau sèche voire rêche après rinçage. J’ai décidé de retenter ma chance avec des savons finement sélectionnés, avec une liste d’ingrédients corrects. Deux types de savons sont restés dans ma sélection : le savon d’Alep, et le savon saponifié à froid. Et je dois avouer que c’est un franc succès : ma peau n’est pas sèche au toucher après rinçage. Depuis janvier, c’est le savon d’Alep qui trône sur le rebord de ma baignoire. Je le trouve parfait. En plus il dure longtemps : comptez deux mois d’utilisation pour un bloc de 100 grammes. Etant donné la situation en Syrie, sachez que vous pouvez trouver des savons avec une vraie composition de savon d’Alep fabriqués en France. La boutique Alepia – consacrant un partenariat avec un maître savonnier syrien installé en Ile de France- en propose, par exemple.

4- Le déodorant solide ou la pierre d’alun

Le cas du déodorant mériterait un article à lui tout seul pour toutes les problématiques qu’il soulève : emballage plastique, antitranspirants bourrés de sels d’aluminium (soupçonnés d’augmenter les chances de cancer du sein), etc…

C’est donc en quelques lignes que je vais couvrir la question en espérant pouvoir y revenir dans un nouvel article.

Le premier point important est qu’il faut faire une distinction entre un antitranspirant et un déodorant. L’un bloque la transpiration naturelle, l’autre camoufle les odeurs qui y sont liées. Libre à chacun de choisir ce qui lui correspond le mieux. Néanmoins, la plupart des antitranspirants proposés contiennent des sels d’aluminium, dont l’effet sur la santé est très controversé…

Si on regarde la question d’un point de vue zéro-déchet, on s’aperçoit -qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre- qu’on a souvent affaire à un flacon bien grand par rapport au produit contenu dedans. Quelles sont les alternatives ?

Alternative n°1 : la pierre d’Alun

La pierre d’alun est l’alternative la plus connue : il s’agit d’une pierre minérale, qu’il faut mouiller avant de passer sous les aisselles. De plus en plus de pierres sont proposées sous forme arrondie pour rappeler la forme d’un déodorant bille et pour faciliter l’application sous les aisselles. Il existe différents types de pierre d’alun : des naturelles et des en cristaux reconstitués. Je dois vous préciser que la pierre d’alun est ciblée par la controverse sur les sels d’aluminium : libre à vous de peser le pour et le contre de l’usage de cette pierre. Dans tous les cas je ne saurais que trop vous recommander d’en choisir une naturelle.

En ce qui concerne son efficacité je dois vous avouer que j’en avais acheté une par hasard il y a un an et demi et j’ai été bluffée. Premièrement, la fonction déodorante a parfaitement été couverte et je n’ai jamais eu de mauvaise odeur. Et deuxièmement, pour un usage quotidien de novembre 2015 à mars 2016, il reste la moitié de la pierre. Niveau écologique et économique, c’est quand même top !

pierre alun

Alternative n°2 : les déodorants crème en pot ou les déodorant solides

Une autre solution si vous voulez vous écarter complètement des sels d’aluminium est d’opter pour un déodorant solide ou en crème dans un pot. Ceux-ci durent plus longtemps et présentent des caractéristiques bien plus respectueuses pour l’environnement et pour votre santé. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en utiliser sur le long-terme car ma pierre d’alun est encore bien utilisable, mais je compte les ajouter à ma routine très prochainement. Plusieurs références ont retenu mon attention : le déodorant baume Clémence et Vivien (que j’ai testé chez une amie et approuvé), le déodorant solide Lamazuna (que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester). J’ai également entendu parler d’une recette toute simple, que je vais certainement faire un de ces jours : de l’huile de coco, du bicarbonate de soude, de la fécule, et quelques gouttes (facultatives) d’huile essentiel pour son odeur ou ses propriétés. On mélange le tout dans un pot qu’on range au réfrigérateur, et on n’aura plus qu’à l’appliquer au doigt le matin.

Alternative n°3 : L’huile essentielle de Palmarosa

Puisqu’on parle d’huiles essentielles : certaines personnes utilisent tout simplement de l’huile essentielle de Palmarosa qu’ils mettent directement sous leurs aisselles. Attention, encore une fois, les huiles essentielles nécessitent des précautions d’emploi et je vous laisse vous renseigner dessus (à bannir notamment pour les enfants et les femmes enceintes).

5 – Les brosses et les tissus exfoliants, pour remplacer les gommages en flacons

Enfin, je terminerai ce point ce volet zéro déchet pour la salle de bain en vous parlant des exfoliants, qui sont certainement une des plus grosses arnaques de notre mode de surconsommation (bon, j’exagère un peu, mais…). Je précise avant de rentrer dans le vif du sujet que la peau sait se renouveler et qu’il n’est pas nécessaire d’abuser des gommages, comme certains voudraient le faire croire.

Il nous arrive de temps en temps de faire un petit gommage, pour retirer les peaux mortes, pour éviter les poils incarnés, etc. Mais saviez-vous que la plupart des gommages proposés dans le commerce sont constitués de microbilles de plastique ? Ces microbilles, qui procurent cet effet tellement agréable lorsqu’on procède au gommage, sont en fait un vrai scandale : elles sont constituées de plastique et ne sont pas biodégradables. Ce qui fait qu’après leur rapide passage sur votre peau, elles tombent dans l’eau qui est évacuée dans vos canalisations. Malgré les systèmes de filtrage existants, les billes vont donc finir dans les eaux, les mers et les océans. Inutile de vous préciser que si vous mangez du poisson, vous avez certainement déjà du manger (à une échelle infime certes) les résidus de vos gommages…

Alors que fait-on ?

Le plus simple est de trouver un gommage bio : il y aura des microbilles dedans, mais elles ne seront pas en plastique et pourront donc se dégrader dans l’environnement.

Mais il y a toujours la présence d’un emballage.

Il existe plusieurs astuces minimalistes pour libérer votre peau de ses cellules mortes sans vous encombrer de mille flacons.

brosse et gommage

Astuce n°1 : le gommage maison. Si vous êtes buveur de café, vous pouvez récupérer le marc du filtre utilisé le jour même, le mélanger avec un peu de savon, et également un peu de sucre, et frotter délicatement. Le sucre tout seul marche également, ou mélangé à du savon pour une application plus agréable.

Astuce n°2 : La brosse : vous pouvez conserver une brosse près de votre douche que vous passez délicatement sur votre peau de temps en temps. J’ai personnellement une brosse pour le visage et une brosse pour le corps, les deux à poils relativement souples. Je ne les utilise jamais à sec, seulement lors de la douche ou du nettoyage visage à l’eau.

Astuce n°3 : le gommage à sec avec un gant loofah ou un tissu exfoliant.

Certains gants/morceaux de tissus sont conçus pour être passés sur la peau à sec et avoir un effet exfoliant. Il faut y aller doucement et ne pas frotter fort pour éviter de s’irriter la peau. Le mieux est de le faire avant la douche, pour s’assurer que les parties exfoliées de votre corps soient débarrassées de leur impuretés.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

J’espère que vous aurez eu le courage de lire tout l’article, et j’espère vous avoir donné la motivation de changer un peu votre routine. Je m’étais promis de faire des articles portant sur la réduction des déchets et celui-ci me tenait à cœur. Comme je vous l’ai dit, libre à vous de piocher et de changer au fur et à mesure certaines de vos habitudes. Ce qui est sûr, c’est que c’est plus simple de changer qu’il n’y parait. J’espère au fond de moi encourager des petits changements chez mes fidèles lecteurs, car ces petits changements peuvent avoir au final un impact énorme.

Merci de m’avoir lue et à bientôt !

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6 réflexions au sujet de « 5 objets zéro-déchet à adopter dans sa salle de bain »

  1. Ce sont des précieux conseils que tu apportes là! J’espère dans les mois à venir avoir une salle de bain zéro déchets! Pour le moment j’ai quelques cotons lavables, je fabrique mon propre déodorant, je pense investir dans un oriculi et des serviettes hygiéniques lavables. J’utilise déjà du savon depuis longtemps et je débute le noo-poo! Je pense y arriver, en tout cas c’est ce que je vise!

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire :).
      Tu es déjà bien sur la voie du zéro-déchet à ce que je lis… Mon plus gros problème pour les déchets ce sont les produits capillaires même si j’ai drastiquement diminué ma consommation 🙂 Pour le reste, j’essaye de changer un peu tout au fur et à mesure et je dois avouer que j’en suis fière.

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