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Le cas du déodorant

le cas du déodorant

Bonjour à tous,

Lorsque je vous ai proposé 5 objets zéro-déchets pour la salle de bain, j’avais déjà entamé le sujet du déodorant. Cela me tenait à cœur de vous reparler de ce produit qui occupe sa place dans notre quotidien mais qui soulève un certain nombre de points importants à souligner.

 

1ère question : un déodorant ou un anti-transpirant ?

Souvent, une personne est incapable de dire si ce qu’elle utilise est un déodorant ou un anti-transpirant. Il lui faut attendre d’être chez elle et de regarder le flacon pour le vérifier.

La distinction est pourtant importante : comme leurs noms respectifs l’indiquent, le déodorant maquille l’odeur émise par votre transpiration, alors que l’anti-transpirant bloque votre transpiration naturelle.

L’anti-transpirant a pour composante les sels d’aluminium : ceux-ci sont nocifs pour la santé. Des études prouvent que les sels d’aluminiums sont impliqués dans le développement des cancers du sein, qui se développent en fait au niveau de la région sous l’aisselle.

De plus, les effets des anti-transpirants sur la transpiration à long-terme sont contre productifs. En effet, il a été prouvé qu’un utilisateur d’anti-transpirant, lorsqu’il arrête d’en mettre, développe davantage les bactéries responsables des mauvaises odeurs au niveau des aisselles. Il faudra donc une période de « sevrage » à son utilisateur pour retrouver une transpiration « normale ». L’anti-transpirant génère donc un cercle vicieux :

cercle

En conclusion, si vous souhaitez avoir une routine plus saine et respectueuse de votre corps, je vous conseille d’arrêter l’utilisation des anti-transpirants et de passer à un déodorant…

2ème question : Et la pierre d’alun alors ?

La pierre d’alun, souvent vantée pour être l’option zéro-déchet numéro un pour remplacer son déodorant, suscite des avis contradictoires.

pierre-alun

En effet, si la pierre d’alun est effectivement très efficace et dure très longtemps, en faisant un remplaçant écologique et économique, ses effets sur la santé sont controversés.

Car une pierre d’alun est avant tout composée de : sels d’aluminium. Les mêmes cités en haut, avec comme conséquence des risques de développer des cancers du sein et de stimuler la production de bactéries mal-odorantes lors d’un arrêt de leur utilisation.

En vérité : il existe trois types de pierre d’alun : les naturelles, celles à base de cristaux reconstitués et celles en cristaux de synthèse. Le premier type est le moins pire, et la dernière est le plus mauvais type… Reste que l’impact du premier type n’est pas encore tranché.

Je vous conseille donc d’éviter la pierre d’alun, et si jamais vous y êtes accro, passez au moins à une pierre naturelle.

3ème question : Trouver un déodorant non nocif

Si les déodorants sont moins néfastes que les anti-transpirants, reste que la plupart des déodorants du commerce sont bourrés d’ingrédients tout aussi mauvais pour la santé et la planète…

Si vous n’êtes pas du genre à vouloir tambouiller, vous cherchez certainement des options satisfaisantes prêtes à l’emploi. Voici donc une sélection de marques qui proposent des déodorants aux ingrédients corrects aussi bien pour votre santé que pour l’environnement :

  • Schmidt (Pas encore testé)
  • Lavera (Testé et satisfaite) : un déodorant bille classique
  • Weleda (Testé une fois et satisfaite) : un spray
  • Clémence et Vivien : (Testé une fois et satisfaite) : un déodorant crème en pot, à appliquer avec le doigt
  • Savons de Joya : (Pas encore testé) : une pastille

N’hésitez pas à fouiller sur les sites de ces marques pour en savoir plus 😉

Certains ont des huiles essentielles, d’autres du bicarbonate de soude : à vous de vérifier votre tolérance à ces ingrédients…

4ème question : Et pourquoi pas fabriquer son propre déodorant ?

Pour ma part, je suis passée depuis quelques mois à une recette maison qui a tout pour plaire :

  • Simple et facile à faire, et peu d’ingrédients
  • Zéro déchet
  • Très efficace
  • Ecologique
  • Economique

Mais alors : quelle est ma recette ? Elle est toute simple !

Pour le contenant, vous avez deux options. La première est de mettre votre tambouille dans un petit pot (j’avais pour ma part lavé un pot de crème fraiche en verre). La deuxième option est de vous concocter un stick : il vous faudra alors récupérer un tube de déodorant en stick ou en acheter un. Il faudra alors rajouter à la recette qui suit l’option indiquée par *.

Les ingrédients :

  • Huile de coco
  • Bicarbonate de soude
  • Fécule de maïs (maïzena)
  • Huile essentielle de palmarosa (pas d’huile essentielle si vous êtes enceintes ou si le produit est utilisé sur un enfant)
  • Et éventuellement une fragrance ou une huile essentielle additionnelle pour l’odeur

L’huile de coco est le lien du déodorant, mais présente également nombre de qualités pour celui-ci : antibactérienne, solide à température « normale », nourrissante. Le bicarbonate est l’actif qui va neutraliser les odeurs de transpiration, tandis que la fécule va absorber la transpiration. Enfin, l’huile essentielle de palmarosa est la plus reconnue pour les actions déodorantes.

La recette :

Mélanger ½ dose d’huile de noix de coco (je vous recommande de passer votre tube sous l’eau chaude pour qu’elle soit liquide et ainsi faciliter le mélange), ¼ de dose de bicarbonate de soude, ¼ de fécule de maïs. Lorsque le tout est bien mélangé, rajoutez une dizaine de gouttes d’huile essentielle de palmarosa, puis d’autres gouttes d’huiles essentielles ou de fragrance.

J’ai pour ma part mis quelques gouttes d’huiles essentielles de lavande pour une meilleure expérience olfactive.

*Si vous avez opté pour l’option stick, il faudra alors rajouter de la cire végétale fondue dans votre préparation. Celle-ci va permettre le maintien du produit en bloc.

Attendre que le produit se solidifie : il est alors prêt à l’emploi !

Utilisation :

Le matin, récupérer une petite quantité du produit avec votre doigt et étalez le.

Si vous avez opté pour l’option stick avec de la cire, utilisez le comme un déodorant stick normal.

Conservation :

Si vous avez opté pour la conservation en pot, vous pouvez le laisser à température ambiante, à part s’il fait trop chaud chez vous. Au-delà de 25 degrés, je vous conseille de placer votre pot au réfrigérateur.

Vous savez donc maintenant tout sur le cas du déodorant ! N’hésitez pas à me partager vos retours et vos expériences en terme de déodorant. Et enfin, si vous voulez un récapitulatif de ce que je viens de vous dire, je vous conseille fortement de regarder le numéro d’On n’est pas des pigeons consacré au sujet du déodorant : il reprend bien tous les thèmes abordés dans un format rapide.

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4 réflexions au sujet de « Le cas du déodorant »

  1. Très très chouette cette recette, merci beaucoup ! J’ai hâte de l’essayer
    Petite question : tu parles de cire végétale. De quoi s’agit il ? J’ai de la cire d’abeille à ma disposition. Ferait elle l’affaire ?
    Merci et dès que j’ai essayé la fabrication du dép, je fais un retour dans les commentaires !

    J'aime

    1. Bonjour. Ça fait plaisir à lire. Je t’avoue que pour l’instant je n’ai fait que la recette sans cire, mais d’après ce que j’avais lu tu peux mettre 10% de la quantité d’huile de coco. Par exemple : si tu mets 100g d’huile de coco, tu peux mettre 10g de cire. A bientôt.

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